En perdition d’interaction sociale?

Cette semaine on vous emmène jusqu’à Vancouver au Canada pour vous faire connaître un concept de bar intriguant. C’est à l’initiative de l’artiste Julien F.Thomas et du cabinet d’architecture HCMA (Hugues Condon Marler Architects) que le Faraday Café a pu voir le jour !


Silence Radio

Faraday-Café-3Ce bar possède une particularité étonnante : il dispose d’un espace qui a été construit spécialement pour ne laisser rentrer ou sortir aucune onde électromagnétique. C’est à dire que tous les dispositifs sans fil se retrouvent désactivés dans l’enceinte du Faraday Café. L’artiste a puisé son inspiration dans les plans de la célèbre cage de Faraday, on comprend mieux d’où vient le nom du bar ! En coupant tous types de connections digitales, les gérants de l’établissement ont voulu faire redécouvrir à leurs clients la saveur oubliée d’une interaction sociale entre humains, détachée de cet écosystème disruptif et parasite.

Ici nul besoin de demander aux clients de couper leur portable, le bar le fait à leur place. Les gens qui viennent au Faraday Café ont fait la démarche volontaire d’accepter de passer un moment sans notifications, sans sonneries et surtout sans le tracas d’être dans l’attente d’une réponse.

Faraday-Café-6Beaucoup de clients viennent par curiosité et sont séduits par la structure mise en place ainsi que par l’atmosphère . Le café redevient un espace de rencontres : on aborde et on se plonge entièrement dans de véritables discussions et ça fait du bien !

Chez Privateaser on aimerait bien voir un endroit  pareil ouvrir dans le tumultueux océans des bars parisiens. On réserverait tout de suite !


Regardez-vous dans les yeux !

Au lieu d’avoir les yeux rivés sur son smartphone en permanence, si le Faraday Café existait en France,  nous aurions l’occasion de les lever plus souvent pour se rendre compte à quel point on peut partager et ressentir beaucoup plus de choses avec la personne assise juste en face de nous ! La preuve dans cette vidéo de la chaîne SoulPancake qui s’amuse à travers une expériences sociale à démontrer l’importance du regard comme vecteur d’intimité :


Une thérapie pour les addicts ?

Pour les véritables addicts le problème ne se résume pas uniquement au fait qu’ils ne profitent pas assez du moment partagé avec autrui. En France plus de 97% de la population active possède un téléphone portable et l’addiction est une vraie problématique qui entraîne des comportements compulsifs : la liste des syndromes liés à une utilisation  excessive  est extensible à souhait (de la nomobiphobie au syndrome du portable fantôme en passant par les différentes déclinaisons de tendinites du pouce…). Les réseaux sociaux jouent un rôle important dans ce phénomène de dépendance : il n’est pas rare de sortir son téléphone pour consulter ou vérifier ses textos et ensuite de rester traîner sur Facebook, Instagram ou Twitter pendant une heure !

Afin de pouvoir vous rendre compte et de prévenir d’éventuels excès certaines application mobile propose une solution très simple. Par exemple Moment enregistre le temps passé par un utilisateur sur son smartphone, et vous pouvez garder le contrôle en paramétrant une durée d’utilisation maximale. Plus qu’une médecine préventive, ce type de service permet une véritable prise de conscience. On passe beaucoup trop de temps à procrastiner alors que l’on pourrait faire plein de choses bien plus productives et intéressantes ! 😉


 

En attendant l’arrivée d’un tel bar, vous pouvez toujours organiser une soirée conviviale dans un caveau à Paris, généralement ça ne capte pas non plus ! Pour cela rendez-vous sur Privateaser et n’hésitez pas à suivre @Privateaser sur Twitter.